mercredi 18 juillet 2007

j'aurai du être un homme

Une fois, en stage...de natation, je me suis sentie belle.
Javais bougé mes fesses pendant une longue semaine, j'avais nagé toute l'année.
Je rentrais de l'entrainement pour manger, à la traîne du groupe, mon pantacourt était devenu trop ample, le moindre de mes muscles était fatigué. La tête vide, je suivais avec harmonie le rythme de mes pas sans pouvoir les diriger, je percevais mes mouvements comme s'ils n'étaient plus miens, comme si je me détachais de moi même. Je flottais hors de moi.


Et toute courbaturée, passive et affamée, je me suis sentie belle, plus que jamais.

Puisque par définition un homme a faim, qu'il utilise ses muscles, et qu'il ne réfléchi pas...suis-je un homme si je me sens bien en recréant ces conditions?!

dimanche 15 juillet 2007

la vie c'est moche


Je regarde le bout de mon doigt.
si je pouvais le regarder de plus près, je me choisirai un 'ti germe à pattes avec des antennes à ressort. La vie, pour eux, c'est moche. Jle regarderai toute la journée galérer entre tous les replis, les virages, les reliefs, et les sentiers, prêt à se faire bouffer par une plus grosse bêbête à tout carrefour, tourner en carré comme une mouche, pleurer parce que même les autres bestioles de la même espèce sont méchantes et qu'il est forcé de l'être aussi.
Oui, la vie d'un microbe, c'est la galère totale.



Et bah la vie d'une bonnefemme, ben c'est tout aussi compliqué...c'est pas avec un GPS qu'on saura quelle voie choisir pour notre avenir, c'est pas avec un pannonceau qu'on trouvera tout pile notre bonheur, et Mappy, c'est pas toujours notre ami. Pour nous, la vie c'est qu'un gros labyrinthe qui change chaque jour.

Oué, comme pour les 'tits microbes, notre vie c'est une looongue galère.


Heureusement, nous, les nanas, on a inventé quelque chose que les bestioles n'ont pas.
Nous, êtres humains hyperévolués, on a trouvé LA technique pour relativiser et rire de notre accablant destin.
Nous, les nanas, on se transforme à volonté pour y péter la gueule à tout ce bordel.
Nous les nanas, on devient tellement balèze que lr mauvais sort 'y baisse les bras.
Nous, les nanas, on devient greluche.



La greluche ne connait pas sa droite de sa gauche, elle a abandonné depuis longtemps l'idée de s'orienter.
La greluche ne broie pas de noir, elle voit la vie peinturée des 4 couleurs primaires.
La greluche elle aime autant le jus de goyave que le jus de papaye.
La greluche c'est un gros bonbon d'amour.
Et vous messieurs...c'est quoi votre recette à part le sempiternel "je vis au jour le jour"?

vendredi 13 juillet 2007

...quatre pulls!

aujourd'hui je suis allée à carré sénard.
je me suis acheté....un nouveau pyjama!

avis à la population:
c'est qui "moi"??
celui qu'é un bonhomme et qu'é partant pour la partouze...?

jeudi 12 juillet 2007

un pull, deux pulls, trois pulls...

Ce matin, j'ai rangé ma chambre. ce qui mérite déja quelques pixels.
C'est en entassant mes hauts que l'étagère trop chargée m'est restée sur les bras.

les yeux fixés sur les sacs de soldes, les tas de vetements jusqu'au nez, moi et mes fesses logées dans un pantalon neuf, on s'est trouvé bien bête. Presque blonde.

Et là, j'ai compris, j'ai trop de vêtements. Et parce qu'en tant que fille je me pose des questions qui servent à rien, je me suis demandée POURQUOI.
Je ne suis pas une greluche fasion victime, puisqu'il m'arrive de m'habiller au petit bonheur la chance, avec les vêtements de mon frère, ou en rose assorti de kaki.


L'étagère posée, mon regard est tombé sur la pile des pyjamas. Ou plutôt l'ancienne pile de pyjamas aujourd'hui recouverte par les petits hauts multicolores estivaux.


Une seule conclusion possible : dans mon habit de nuit, je dois être ridicule!
que ce soit en rose pâle, en délavé, en tâché, en 12ans, en nounoursé, ou en troué, pas un ne vaut le détour.

moralité : j'achète des vêtements pour que les gens me disent "elle est troooop belle ta nouvelle jupe"...les fins psychologues auront vite déduit que je recherche un "t'es trop belle" tout court.

Et afin d'élever en apogée ma frénésie sociale d'achat compensateur d'un jardin sentimantal en jachère, je termine par la question suivante:

Les filles, franchement, vous avez déja entendu un bonhomme vous dire "waou, elle est trop belle ta nouvelle jupe!"

mardi 10 juillet 2007

les Brigittes.


non, Brigitte n'est pas un nom propre, c'est un nom commun dont je construit la définition:


Brigitte: fille jolie et de caractère capable de séduire de façon durable un homme de ma connaissance, que je ne rencontrerai pas et qui aurai une incompréhensible tendance à me détester.


Les Brigittes ont quelque chose de mythique...on ne les rencontre pas, on ne les voit pas en photo ou seulement en photos volées, elles ont pourtant une influence marquée sur le mâle qui est le leur.

les Brigittes, on pourrai penser que je ne les aime pas, que je les dénigre...en réalité, je les jalouse parce qu'elles, elles ont trouvé un mâle qui leur permet de créer du bonheur. Leur mâle, je n'en veut pas, mais leur potentiel de bonheur, je le leur envie.
pour les Brigittes, hip! hip! hip!

mercredi 4 juillet 2007

j'ai honte mais j'men fous, jle dit quand même

résultats du frero au bac + résulats du passage podo = cohabitation fraternelle pour au moins un an...!



c'est déjà un grand pas, mais étonnement ce n'est pas ce qui me préoccupe aujourd'hui. Non, aujourd'hui, je vais devoir entammer les procédures pour rendre mon appartement, un appartement que j'ai occupé pendant 2 années scolaires, un appartement dans lequel j'ai vécu, dans lequel j'ai testé toutes les recettes, un appartement dans lequel j'ai rit, pleuré, chanté sous ma douche, un appartement entouré de voisins exceptionnels, un appartement minuscule où les gens s'entassaient de bon gré...


je ne suis pas une fille de regrets, j'ai la chance de croire que la vie est belle quoiqu'il ait pu m'arriver...mais il y a une chose que je regrette dans cet appartement, une chose honteuse, mais qui mérite un coup de gueule.


en 700 jours d'occupation, jamais je n'y aurai fait l'amour.


entre mes 19 et mes 21 ans, jamais je n'aurai fait l'amour dans le lieu le plus loin de toute indiscrétion, le lieu à priori le plus propice car indépendant.
shame on me....!!

dimanche 1 juillet 2007

ô toi...(pouête de génie)

Ô toi qui m'accompagne,
Chaque jour chaque nuit,

Chaque moment de ma vie,

même en ayant bu trop de champagne.

Tu m'obsède lentement,
Encombre mes gestes et pensées,
Tu t'insinue sournoisement
au creux de mon oreiller.


Je n'attends que notre rencontre,
d'enfin savoir si je t'ai mérité,
si je t'ai suffisement désiré,
et de suivre l'avenir que tu me montre.


Ô saloprie de résultats de podo,
daignez enfin me libérer
de cette attente insensée
pour que tranquile je puisse faire dodo!